Le comptoir · Diagnostic

Vos chefs de projet occasionnels : formation, ou trois décisions ?

Douze questions concrètes, trois minutes. À la fin, une réponse franche : faut-il les former, ou faut-il d’abord changer trois choses autour d’eux ?

Faites-le pour un chef de projet à qui vous pensez, ou pour vous-même. Si vous en avez plusieurs en tête, recommencez pour chacun. Rien n’est enregistré : le résultat s’affiche ici et ne va nulle part.

A. Ce que le chef de projet sait faire

1Si vous lui demandez le cadrage de son projet, il vous montre une page. Pas un mail, pas un PowerPoint de contexte.
2Il peut citer de mémoire ses prochains livrables, avec une date et un responsable pour chacun.
3Au lancement, il a réuni l’équipe pour décider ensemble, pas seulement pour présenter.
4Il tient un point d’avancement court et régulier, le même jour chaque semaine, et il n’en a pas sauté depuis un mois.
5Quand quelque chose coince, il l’écrit en trois lignes et le remonte dans la semaine à quelqu’un qui peut trancher.
6Il sait dire, pour ce qu’il produit, à qui il le donne, et ce que les autres attendent de lui.

B. Ce que l’entreprise a posé autour de lui

7Le temps qu’il consacre au projet est écrit quelque part (par exemple une demi-journée par semaine) et son manager le connaît.
8Le sponsor du projet était présent au lancement.
9Il existe un endroit où les arbitrages sont rendus (un comité, même modeste, même mensuel), et il s’est réuni dans les six dernières semaines.
10La dernière fois qu’il a remonté un désaccord entre deux services, quelqu’un a tranché en moins de deux semaines.
11La dernière fois qu’un retard a été annoncé tôt, celui qui l’a annoncé n’en a pas pâti.
12La direction peut citer, pour chaque chef de projet occasionnel, le projet qu’il porte et la date de fin attendue.

12 questions restantes

Vous voulez en parler avant de décider ?

Trente minutes pour poser la situation. Je vous dis franchement si une formation est la bonne réponse, ou si trois décisions suffisent.